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Enquête Omnibus réalisée par Léger Marketing

Enquête Omnibus réalisée par Léger Marketing - Mai 2000

Les gens ont souvent beaucoup plus de choses à dire qu'à montrer.

La radio est là pour les appuyer.

Par Jean-Marc Léger et Marie Lefebvre de Léger Marketing

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Quand la radio a été créée dans les années 20, plusieurs ont annoncé la fin des journaux. Quand la télévision a vu le jour dans les années 50, on a cru que c'était la fin de la radio. Quand Internet est apparu dans les années 90, plusieurs ont annoncé la fin de la télévision. Pourtant, encore aujourd'hui, quand on a quelque chose à montrer, on va à la télé ou dans les journaux mais quand on a quelque chose à dire on va à la radio. Comme quoi plusieurs types de médias peuvent cohabiter ensemble, pour autant qu'ils soient utilisés efficacement.

À ce sujet, les annonceurs ont souvent beaucoup plus de choses à dire, ou à raconter, qu'à montrer, et pourtant, la radio ne récolte qu'un faible poids média, en plus d'être achetée à la dernière minute. La radio offre pourtant de forts avantages comparativement à d'autres médias. Une récente étude de Léger & Léger démontre que 64 % des Québécois ont écouté la radio hier - cette proportion monte à 80 % pour les professionnels et les gens ayant un revenu familial brut supérieur à 60 000 $ - alors que seulement 32 % des adultes du Québec ont lu plus de la moitié d'un journal. Qui plus est, 60 % des 25-34 ans et 58 % des 35-44 ans n'ont même pas consulté le journal hier alors que 75 % des 25-34 ans et 70 % des 35-44 ans ont écouté la radio.

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D'ailleurs, la radio est actuellement fort bien positionnée pour se bâtir un avenir très prometteur. Les quotidiens ne cessent de perdre des lecteurs et la télévision commence à voir son auditoire se fragmenter. La radio, en plus d'être un média mobile, est complémentaire à Internet et est décidément très près des gens; d'ailleurs, 23 % des adultes du Québec se réveillent avec la radio. La proportion monte à 31 % pour la population active, 35 % pour les gens qui gagnent un revenu familial supérieur à 60 000 $ et à 37 % pour les professionnels. Ces deux derniers segments, dans des proportions de 40 % et 44 % respectivement, consultent la radio en premier le matin pour obtenir de l'information sur les nouvelles locales et provinciales. C'est dire combien la radio colle aux gens qui sont généralement plus difficiles à atteindre.

Nos études démontrent que la radio est un excellent média non seulement pour créer des événements, mais aussi pour faire des campagnes d'image. Il a été maintes fois prouvé que la radio peut augmenter la notoriété d'un produit, d'un service ou d'un point de vente. Sa grande force réside dans sa capacité à toucher un nombre important de gens, plusieurs fois dans un court laps de temps et de les faire réagir. Son rapport coût/mille très bas comparé à d'autres médias permet d'être omniprésent sur une longue période et, ainsi, d'influencer à la hausse la notoriété de l'annonceur.

Les consommateurs évoluent et la radio a toujours évolué avec eux. Bien qu'elle continuera d'informer, d'accompagner, d'amuser et de surprendre, la radio annonce du nouveau pour les prochaines années. Et elle sera encore plus novatrice quand les publicitaires et les annonceurs s'activeront à réinventer la manière de faire de la publicité radiophonique. Plusieurs ont d'ailleurs déjà commencé à le faire avec succès, tels que Petro-Canada, Sleeman, Chez Cora Déjeuners et Couche-Tard, pour ne nommer que ceux-là. Ces entreprises utilisent la radio pour créer de la notoriété, en ne se limitant pas à des événements promotionnels éphémères.

Et vous, à quand remonte votre dernier concept radio créatif ?